Pourquoi on y pense trop tard
Personne ne se lève un matin en se disant qu'il faudrait se protéger. On appelle quand le désordre est déjà installé : le sommeil s'est déréglé, les projets s'effondrent l'un après l'autre, l'argent file sans qu'on sache où, l'ambiance à la maison s'est chargée. À ce stade, le travail consiste d'abord à défaire, ensuite seulement à tenir. C'est plus long, et c'est logique : on éteint un feu au lieu d'avoir surveillé la cheminée.
Le Professeur Sabou reçoit la majorité des demandes de protection dans cette configuration-là, et rien n'interdit d'intervenir à ce moment : c'est même le cas le plus courant. Mais lorsqu'une protection est posée en amont d'un changement prévu, la consultation part d'un terrain calme, et ce qui peut être entrepris se travaille plus tranquillement. Les résultats varient selon les situations, selon les personnes, et selon ce que l'on a laissé s'installer avant d'en parler.
Les moments où elle se demande
Certaines périodes reviennent sans cesse dans les appels. Elles ont un point commun : quelque chose s'ouvre, se déplace, ou attire le regard des autres.
- Un déménagement, surtout vers un logement dont on ne sait rien : on hérite d'une adresse, et parfois d'une histoire.
- Une naissance, moment où l'attention de tout un entourage se concentre sur la même maison.
- Un héritage ou un partage de biens, qui remet sur la table des rancunes anciennes que personne n'avait formulées.
- Une séparation conflictuelle, quand l'autre ne lâche pas et que les messages continuent de tomber.
- Une réussite visible : une promotion, un commerce qui marche, un mariage annoncé. La jalousie ne vient pas toujours de loin.
- Un retour au pays, ou un long séjour dans la famille, où l'on redevient visible pour des gens qu'on n'a pas choisis.
- Un métier exposé : soignants, chauffeurs, commerçants, tous ceux qui voient passer beaucoup de monde chaque jour.
Ce qu'elle vise, ce qu'elle ne dispense pas de faire
Une protection est un cadre. Elle est censée tenir à distance ce qui vise une personne en particulier : la malveillance dirigée, les paroles envoyées avec l'intention de nuire, l'insistance de quelqu'un qui refuse une rupture, l'attention appuyée d'un entourage qui n'accepte pas une réussite. Elle travaille aussi sur la personne elle-même, sur sa capacité à dormir, à décider, à cesser de tout ramener à soi.
Elle ne remplace en revanche rien de ce que la vie ordinaire exige. Une porte se ferme à clé, un contrat se lit avant d'être signé, un litige se porte devant les instances compétentes, une douleur se montre à un médecin, un dossier se dépose dans les délais. Le Professeur Sabou le répète en consultation : quelqu'un qui vous promet de vous dispenser de tout cela vous éloigne de ce qui vous protège réellement. L'entourage compte aussi : une personne isolée est toujours plus facile à atteindre qu'une personne entourée.
Une protection ne rend personne invincible. Elle remet une frontière là où elle avait disparu.
Professeur Sabou
Comment on l'entretient
Une protection n'est pas un objet que l'on pose une fois et que l'on oublie. Elle se surveille, comme on surveille une installation dans une maison.
- Faire le point une fois passé le changement qui l'a motivée : le déménagement fait, l'accouchement passé, la succession réglée.
- Signaler ce qui revient : un rêve répété, une gêne toujours au même endroit du logement, une fatigue qui reprend au même moment du mois.
- Reprendre contact quand la situation se transforme à nouveau, qu'il s'agisse d'un travail, d'une adresse ou d'une personne qui entre dans la vie.
- Ne pas multiplier les intervenants en parallèle : mélanger trois travaux différents rend impossible de savoir ce qui agit et ce qui gêne.
Ce qui doit alerter
Un objet vendu comme un remède définitif, à emporter tout de suite et à régler dans la minute, doit faire reculer. De même pour l'urgence fabriquée : quelqu'un qui vous annonce un malheur imminent et réclame un paiement immédiat ne travaille pas, il vous met sous pression. Un praticien sérieux explique ce qu'il peut entreprendre, dit ce qu'il ignore, accepte les questions, et ne promet ni date ni pourcentage de réussite.
Méfiez-vous également des protections qui exigent de couper les liens : quitter la famille, cesser de voir ses amis, n'en parler à personne. Le secret imposé ne sert jamais celui qui le subit.
Le Professeur Sabou consulte par téléphone et à distance, partout en France. Un premier échange sert à écouter, à situer ce qui se passe et à dire honnêtement ce qui peut être entrepris : 07 80 13 99 92, joignable également sur WhatsApp au même numéro.