Pourquoi tant d'appels s'arrêtent avant l'essentiel
La plupart des personnes qui appellent pour la première fois n'ont jamais raconté leur situation à voix haute. Elles commencent par des excuses, tournent autour du sujet, s'interrompent, puis regardent l'heure et abrègent. À la fin de l'échange, le principal n'a pas été dit : le prénom de la personne au centre du problème, le moment précis où tout a basculé, ou la question qu'elles avaient réellement en tête en décrochant. Ce n'est pas un manque de courage, c'est un défaut de préparation. Une conversation difficile se prépare comme un rendez-vous chez n'importe quel professionnel, avec quelques notes.
Le Professeur Sabou reçoit chaque semaine des personnes qui rappellent le lendemain pour ajouter ce qu'elles avaient oublié. Cela ne pose aucun problème et personne n'est jugé pour cela. Mais dix minutes de préparation évitent d'y revenir, et permettent d'entrer tout de suite dans le vif du sujet plutôt que de passer l'appel à chercher ses mots.
Ce qu'il est utile de préparer
Rien de compliqué : une feuille, dix lignes, écrites la veille ou une heure avant. Le but n'est pas de rédiger un dossier, mais d'avoir sous les yeux les repères que l'on oublie toujours dans l'émotion du moment.
- Une chronologie simple : à quel moment la situation a changé, et ce qui s'est passé dans les semaines qui ont précédé ce basculement.
- Les prénoms des personnes concernées et leur lien avec vous : conjoint, ancien conjoint, associé, voisin, membre de la famille.
- Depuis combien de temps cela dure : trois semaines, deux ans, ou depuis toujours. La durée change la façon d'aborder le travail.
- Ce qui a déjà été tenté ailleurs, y compris auprès d'autres praticiens, et ce que cela a donné concrètement.
- Ce que vous attendez vraiment : comprendre, apaiser, décider, ou tourner la page. Ce ne sont pas les mêmes demandes.
Le dernier point est celui que l'on néglige le plus, et c'est pourtant celui qui oriente tout le reste. Une personne qui veut savoir si elle doit rester et une personne qui veut retrouver le sommeil ne demandent pas la même chose, même si elles décrivent la même histoire. Prenez une minute pour l'écrire en une phrase ; si vous n'y arrivez pas, dites-le simplement, cela fait partie de l'échange.
Les conditions matérielles de l'appel
Un appel bâclé dans un couloir ou entre deux portes donne rarement quelque chose d'utile. Les conditions comptent autant que le contenu, et elles ne coûtent qu'un peu d'organisation.
- Un moment où personne ne vous appellera dans la pièce d'à côté : prévoyez trente minutes devant vous, pas cinq.
- Un endroit où vous pouvez parler librement, sans baisser la voix à chaque phrase. Une voiture à l'arrêt fait très bien l'affaire.
- De quoi noter : ce qui est dit pendant l'appel s'oublie vite, et certaines indications sont à reprendre plus tard.
- Un téléphone chargé et un réseau correct ; les coupures obligent à tout recommencer.
- Ne pas appeler en conduisant, ni au milieu d'une journée de travail où vous serez interrompu.
Dites les faits dans l'ordre où ils se sont produits. Le reste, nous le reprenons ensemble.
Professeur Sabou
Ce qui vous sera demandé, ce qui ne le sera jamais
Vous serez interrogé sur votre prénom, parfois sur votre date de naissance, sur les personnes impliquées et sur les faits que vous venez de noter. Les questions peuvent sembler terre à terre : elles servent à situer la situation, pas à vous mettre à l'épreuve. Vous pouvez très bien répondre que vous ne savez pas, ou que vous préférez ne pas répondre à tel point ; cela n'interrompt pas l'échange.
En revanche, il ne vous sera jamais demandé de coordonnées bancaires, de code de carte, de mot de passe, de copie de pièce d'identité par messagerie, ni de photographies intimes. Aucun résultat ne vous sera promis pour une date donnée, et aucun chiffre de réussite ne vous sera avancé : ce qui peut être entrepris dépend de chaque situation, et les résultats varient d'une personne à l'autre. Une proposition qui commence par une garantie chiffrée doit vous faire raccrocher, quel que soit l'interlocuteur.
La confidentialité de l'échange
Ce que vous racontez reste entre vous et le Professeur Sabou. Rien n'est transmis à un tiers, aucun témoignage n'est publié avec votre nom, et personne de votre entourage ne sera contacté. Vous pouvez donner un prénom d'usage si cela vous met plus à l'aise pour un premier appel ; l'essentiel est que les faits, eux, soient exacts.
Si vous n'osez pas parler, écrivez d'abord
Certaines personnes n'arrivent pas à raconter leur situation de vive voix, surtout la première fois. Écrire lève souvent le blocage : un message sur WhatsApp, au 07 80 13 99 92, permet de poser les choses à son rythme, de relire, de corriger, et de dire ce qui ne passe pas la voix. Quelques lignes suffisent : qui vous êtes, ce qui se passe, depuis quand. L'appel vient ensuite, et il commence déjà à mi-chemin.
C'est aussi la solution quand le décalage horaire ou les horaires de travail rendent l'appel compliqué, ou quand vous ne pouvez pas parler librement chez vous à ce moment de la journée.
Le premier appel ne vous engage à rien
Un premier échange sert d'abord à savoir si votre situation relève de ce travail, et si le courant passe. Vous exposez les faits, vous posez vos questions, vous entendez ce qui peut être envisagé et ce qui ne l'est pas. Vous restez libre d'y réfléchir, d'en reparler chez vous, et de rappeler plus tard : rien ne se décide dans la précipitation. Préparez vos dix lignes, choisissez votre moment, et composez le numéro.